bégaiement

Les enfants et le bégaiement : petit tour d’horizon

Le bégaiement peut être défini comme une perturbation chronique et prolongée du débit de la parole. Les sons et les syllabes sont répétés ou prolongés, et les mots télescopés. La plupart du temps, les phases de bégaiement s’accompagnent de grands efforts pour corriger le problème ainsi que des mouvements souvent involontaires qui agitent le corps. Les causes exactes demeurent floues, et le phénomène divise les spécialistes.

Le bégaiement, qu’est-ce que c’est au juste ?

Des études ont également démontré que les personnes qui bégaient présentent des particularités au niveau de l’anatomie du cerveau. Le trouble serait influencé par divers facteurs, notamment d’ordre génétique, linguistique, psychologique ou environnemental. Il est à préciser que ces facteurs ne causent pas directement le bégaiement, mais favorisent son augmentation ou sa diminution. Par ailleurs, chaque personne réagit différemment à ces facteurs, ce qui rend compliquée l’identification des éléments en présence chez une personne donnée.

Des idées reçues circulent au sujet du bégaiement qui n’est pas causé par la gêne ou la timidité qui peuvent cependant contribuer à son augmentation. Il est également à noter que les personnes qui bégaient ont le même niveau d’intelligence que la plupart des gens, et que le phénomène n’est pas une conséquence d’un événement traumatisant. Enfin, le bégaiement, qui touche un Français sur cent, n’est pas dû à l’imitation volontaire ou non d’une autre personne qui bégaie.

Le bégaiement chez l’enfant

Le bégaiement touche trois fois plus les hommes que les femmes. La plupart du temps, il apparaît généralement dans l’enfance, entre trois et sept ans, mais peut aussi survenir à l’âge adulte. De nombreux enfants bégaient de manière ponctuelle, mais les parents doivent s’alarmer si cela continue. En effet, plus le trouble est pris en charge tôt, plus grandes sont les chances de réussite du traitement.

Le réflexe à adopter est de consulter un orthophoniste dès l’apparition d’un bégaiement persistant au-delà de six mois, surtout si des facteurs prédisposant ont été identifiés. Le spécialiste est à même d’indiquer la méthode adaptée. Des exercices de respiration ou de prise de parole peuvent être proposés.

Les parents peuvent aider un enfant qui bégaie en se concentrant sur ce qu’il dit et non comment il le dit. Ils doivent aussi favoriser la communication en se mettant à leur hauteur pour garder le contact visuel pendant une conversation. L’entourage peut être invité à parler lentement mais sans exagérer, et ne pas forcer l’enfant à parler s’il n’en a pas envie pour éviter la pression. Naturellement, les punitions et les propos ridiculisant ne sont d’aucune utilité, au contraire, ce sont des pratiques à proscrire.